mardi 23 mai 2017

Copyright broker, un métier émergent dans le numérique?

Après le métier de data broker, et si l'on parlait de copyright broker ?

Une recherche à l'exact de [copyright broker] retourne 6600 entrées alors que [data broker] retourne 163 000 entrées.
Il est vrai que depuis que l'on connaît la date d'entrée en vigueur de RGDP ("Règlement Général des Données Personnelles") les entreprises s'intéressent à ce métier.

Le déclencheur de la recherche sur [copyright broker] a été une discussion téléphonique avec le Pr. Julien Pénin, Université de Strasbourg [1] à propos d'une interview publié sur le site de l'INPI.

L'open innovation est parfois au coin d'une simple discussion...


[1] Sur X-Propriété-Intellectuelle : Réforme du droit d'auteur : un point de vue du Pr. Julien Pénin, Université de Strasbourg, publié sur le site de l'INPI 

[2] Sur l'Entreprise Numérique Créative Data broker et copyright broker : deux nouveaux métiers du numérique


Sur X-Open-Innovation :   Un répertoire des nouveaux métiers du numérique "RH Digital by Design"

lundi 8 mai 2017

L'entreprise numérique : quelle organisation ?


Photo Tru Do-Khac


Qu'est-ce ?
  • un espace de co-working
  • un diffuseur de buzz
  • un hackathon
  • un cybercafé 
  • un plateau de développement offshore
  • une école de code
  • un tournoi en esport
  • un incubateur de startups numériques


Photo Tru Do-Khac

samedi 6 mai 2017

Pensées de politique économique de camarades de la 79, pour voter au second tour

Éditorial

ce samedi soir, plusieurs mails ont été échangés spontanément dans la promo 79, en utilisant le réseau social numérique dédié à la 79.

Les contributions sont marquées par les initiales de leur(e) auteur(e) respectif.

Merci au(à la) modérateur(ice) du réseau social d'avoir permis ces échanges.

Bonne lecture
Tru Do-Khac 79


Rappel :
Un Groupe X est géré par ses statuts.
Son agrément par l'AX est soumis notamment à l'acceptation de ses statuts par l'AX.
Les statuts de l'AX disposent :
"L’association s’interdit toute prise de position sur des questions de nature politique ou religieuse. "

Les Groupes X agréés par l'AX s'obligent à respecter cette clause.

X-Open-Innovation est un groupe agréé par l'AX.


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Bonjour à tous

Je profite de vos échanges de mails pour m’immiscer dans la conversation et avoir le sentiment de cadres dirigeants sur un point qui nous préoccupe dans les marchés de capitaux

Je suis dans une salle des marchés et c'est un secteur industriel où les intervenants estiment que le premier pb de l'europe est sa devise...

Il est dommage que ce thème ait été décrédibilisé pendant la campagne par Marine et Jean Luc alors qu'il s'agit d'un facteur du premier ordre.

Le bug créé par la mise en place de l'euro est maintenant facile à comprendre (on n'échappe pas aux maths); - une parité fixe entre les devises d' un pays producteur (AL) et un pays consommateur (FR) fait des ravages sur le pays consommateur en bloquant une réévaluation de la devise du pays producteur qui était la force de rappel naturelle pour limiter ses exportations et rééquilibrer les flux. Ce qu'à fait la chine avec les US en pegguant sa devise sur le $. l'Allemagne n'a même pas eu à le faire; Le peg européen est lui, institutionnel... - D'où une dégradation de la balance commerciale FR qui était proche de 0 dans les années 2000 et qui vaut -5 G€/mois actuellement (source Bloomberg) - Financée par de la dette vendue à des non résidents qui demandent maintenant, logiquement, une prime de risque.

Conséquence; l'Allemagne a accès à du K à coût négatif, positif pour la FR et (très) positif pour les pays du club med.

Autrement dit: les usines flambant neuves sont gratuites en Allemagne et (trop) couteuses en périphérie. Conséquence, les jobs capitalistiques à forte valeur ajoutée se concentrent au centre, les jobs de service (service à la personne) en périphérie.

Devant impossibilité de jouer sur les devises pour rééquilibrer les flux et lutter contre ce phénomène , la seule possibilité est la dévaluation interne, donc baisse du coût du travail en périphérie... mais étrangler les peuples finit tjrs mal et affirmer que le smic est trop élevé laisse songeur.

Encore une fois, l'€ n'est pas à l'origine de nos pb mais non seulement, bloque les ajustements de parités qui réglaient les pb historiquement, mais de plus accélère considérablement les mécanismes par les primes de risques qui se crééent. Et plus un pays va mal et plus sa prime de risque devient insupportable.

Les gouvernements/pays périphériques sont dans une nasse où toute marche arrière est compliquée; la sortie de l'€ tétanise. Le temps qui passe aggrave encore le pb.

Pourtant il est possible de faire quelque chose: il "suffirait" que les FR achètent des produits fabriqués en FR. La balance de paiement redeviendrait >0, les primes de risque disparaitraient. Ce concept est ringard en FR. Pas aux US où cette com existe. Pourtant, lorsque nous achetons un produit allemand, on le paie 2 fois car les cotisations chômage ne sont pas mutualisées. Peut être même 3 fois car nos gamins vont hériter de dirty jobs. Quand à une union politique €, plus personne n'y croit guère dans les marchés

Peut être que l'Ecole pourrait animer une démarche "acheter FR" à la Montebourg. Histoire de faire qq chose au lieu de disserter sur Pénélope.

PV 79

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Très intéressante contribution de notre camarade PE 79.

Il me semble que la force de rappel qui permettrait de faire cohabiter des économies divergentes est la subvention/redistribution massive du centre vers les périphéries (comme nous l’avons en France entre la région parisienne et le Cantal). Donc plutôt un peu plus d’Europe qu’un peu moins. Mais les peuples semblent aujourd’hui peu enclins à ces transferts dont une partie se fera dans la douleur sous forme de remises massives de dettes…

Amicales salutations,
PG 79

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D’abord, même si cela a été fait, rendons à Cæsar ce qui est à Cæsar, c’est PV 79 qui est à l’origine de cette contribution et non moi ; même si, vu sa qualité, j’ai été flatté d’en avoir été crédité pendant quelques mails.

J’en partage complètement l’analyse. D’abord sur l’analyse elle même et ensuite sur le fait qu’il soit dramatique que cette problématique soit aussi mal abordée par les politiques.

Je ne crois pas une seule seconde comme semble le faire HP 79 à la possibilité d’un équilibre stable par de la redistribution massive à grande échelle sur le long terme vers des Continent/Pays/Régions/Départements. Les émeutes récentes en Guyane pourtant inondée d’argents depuis des décennies par la métropole le montrent. C’est même insultant d’installer un paysan grec dans la pauvreté en lui versant une subvention versée par de grands céréaliers. Un confrère de La Réunion m’expliquait qu’avant 1981, l’ile possédait en son centre de nombreuse très petites exploitations (2-3 ha) viables qui ont cessé de l’être brutalement avec les aides venues de Paris. Le chômage et in fine la misère a paradoxalement explosé depuis que des subventions sont versées en élevant artificiellement le niveau de vie de référence.

La problématique évoquée par PV 79 me fait rebondir sur un autre sujet tabou directement lié qui est l’inflation. Les Allemands y sont viscéralement opposés pour des raisons historiques mais sans doute aussi maintenant par intérêt économique. Dans les économies fortes, en cas d’inflation les salaires suivent les prix et rien ne change en terme de pouvoir d’achat. Dans les économies faibles, les salaires, les services et les biens locaux ne suivent pas alors que les biens externes flambent. L’économie locale redevient plus compétitive. En réalité, l’inflation est l’autre méthode naturelle pour réguler les points de surchauffe :

· Mise au bon niveau des économies faibles : le paysan grecque peut de nouveau vivre de la vente de son fromage, mais ne pourra plus s’acheter d’IPhone,

· Les rentiers et plus généralement ceux qui vivent du capital sont spoliés au profit des actifs (cela s’est produit de nombreuses fois dans l’histoire). Thomas Piketty l’expose très bien dans son livre sur le capital.

· Une inflation permet de mieux gérer les ressources humaines dans une entreprise en permettant d’adapter réellement les salaires à la compétence instantanée.

Contrairement à ce qu’on peut croire, les salariés sont en fait très protégés contre l’inflation. Nous avons tous débuté avec une certaine inflation qui permettant de fortes augmentations aux jeunes, de calmer la rémunération des « erreurs » …et d’emprunter pour acheter son logement en remboursant avec des cacahuètes en fin de prêt.

La situation actuelle pour les salariés est incroyablement démotivante. Salaires bloqués et aucune perspective d’évolution. Impossibilité pour l’entreprise de récompenser les « bons » par des augmentations significatives. On est très loin de ce que nous avons nous connu en débutant.

On se masque la réalité avec des discours d’Apocalypse et des dictats de bien pensance absurdes. On nous parle de l’augmentation du nombre de pauvre par exemple. Or le seuil de pauvreté est défini comme un revenu inférieur à la moitié du revenu médian. Donc il y a plus de pauvre à Monaco qu’au Bengladesh :

· À Monaco le salaire médian est très élevé et beaucoup de gens gagnent moins de la moitié. Il y a beaucoup de pauvres. · Au Bengladesh le salaire médian doit être de 300 €/an. A moins de la moitié on est mort. Donc il n’y a pas de pauvre.

On vit bien en France mais parfois on étouffe.

PE 79
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Bonjour

Je trouve le raisonnement de PV79 très intéressant. Toutefois il repose sur une hypothèse forte, celle que il y a un pays producteur (au sens qui produit plus qu'il ne consomme) et un consommateur (réciproque). Cette hypothèse dans le cadre d'une monnaie unique ne permet pas d'ajustement monétaire. C est donc la prime qui fera la différence entre une "bonne contrepartie " et une moins bonne. Dans une configuration où chaque pays dispose de sa monnaie, C'est le différentiel de change et la prime liée au risque de change qui servent d'ajustement. Le K dans le pays producteur est la aussi moins onéreux que celui dans le pays consommateur. Ce n'est donc pas, en premier ordre, une question de monnaie unique, c'est plus une question que les investisseurs ou prêteurs n'aiment pas ceux qui vivent au dessus de leur moyens.

L'avantage de disposer de deux monnaies est que que l'ajustement résulte au premier chef de mécanismes de marché que les dirigeants peuvent condamner au nom du capitalisme ou de la mondialisation alors que quand on est dans une monnaie unique on met en avant le "carcan" de cette monnaie qui a un défauts (elle ne permet plus de "bénéficier" de l'ajustement monétaire et de la prime de risque correspondant en se défaussant sur la diabolisation de la mondialisation et du capitalisme) et une qualité (elle permet d'accuser l'autre camp d'avoir fait un mauvais choix anti nationaliste et de perte de souveraineté en adoptant cette monnaie unique).

Le premier problème reste cependant incontournable : pourquoi notre pays est il "consommateur" et non "producteur" ? Alors qu'académiquement climatiquement, et même en matières premières ou culturellement ont n'est pas si différent de notre voisin. Le débat est donc bien structurel (dépenses supports vs création de richesse) et social ( nature et efficacité de la redistribution et de l'effort demandé à chacun).

JMC 79

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En pure théorie, le marché intérieur européen devrait s'équilibrer non par des transferts mais grâce à la mobilité des travailleurs. Comme aux USA.

Celle-ci existe en droit depuis l'origine. Mais en fait la mobilité intra-européenne est limitée par les problèmes culturels (vivre et travailler au pays...) de langue et de non portabilité des droits sociaux.

DH79


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonjour,
Des débats qui volent haut au sein de la 79!

Mais si je suis Pierre, il faudrait une monnaie pour la région parisienne et une pour le Loire et Cher. Et peut-être une pour le 92 et une pour le 93. Une pour la Californie et une pour le Michigan. Bref la monnaie commune traduit une vision politique et notamment le souhait de créer un espace Européen puissant sur un plan économique.
On met les frontières à l’endroit qui correspond à sa conception plus ou moins nationale ou plus ou moins européenne de l’espace commun au sein duquel on veut évoluer.
Il n’y a pas de règle qui définisse la bonne taille des pays / groupements économiques - fédéraux ou non - possédant leur propre monnaie.
Les souverainistes n’aiment pas mais je me demande toujours si quand on est l’avocat d’un retour au franc, on raisonne vraiment sur un plan purement financier et économique - j’admets que les arguments développés sont rationnels - ou si justement on habille avec d’autres mots son amour pour l’indépendance nationale (et je ne connais pas du tout les opinions politiques de Pierre).
Il ne serait pas question à mes yeux de revenir sur l’Euro. Mais je suis dans une zone de compétence faible et je ne travaille pas dans une salle de marchés.

Amitiés, à tous, votez bien

 YW 79

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Effectivement, la réponse d'YW 79 est politique: quel est l'espace dans lequel doit s'inscrire la souveraineté, eu donc la mise en oeuvre de solidarités globalement consenties.
Que l'on soit favorable ou non à l'UE, la définition des limites n'a jamais été faite, ce qui aurait obligé les Etats à définir le projet.
Ce non-dit ne va plus tenir longtemps après le referendum de 2005 et le Brexit. Le nouveau Président devra sortir d'une ambiguïté de 30 ans.

SD 79

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Le passage de l'échelle "continentale", ici européenne, ensemble de nations à celui des départements ou régions pour la France, et en parallèle, là étatsunienne, état fédéral, à celui d'un de ces états, me semble particulièrement intéressant à réfléchir, surtout en ce qui concerne ce que chaque personne y vivant se ressent comme appartenances.

Aux USA, il me semble que, pour la grande majorité, le citoyen se sent d'abord américain (drapeau, hymne, devise et monnaie) avant de défendre son état, ce qui est même assez marginal sinon très discret, ou son université ou high school, ce qui est plus fréquent ou plus ostentatoire (je mets de côté les aspects de religion et d'ethnicité qui compliquent la discussion, mais ne me semblent, non pas marginaux, mais plus transversaux et surtout plus spécifiques aux USA, dans ce parallèle des ressentis des hiérarchies d'appartenance. Voire).

En Europe, sinon la monnaie, et éventuellement le drapeau, sont-ils si nombreux, nos concitoyens qui peuvent chantonner l'hymne européen sans qu'on leur en donne les premières notes ? (Bon, après hier soir, peut-être un peu plus). Et de fait, combien sommes-nous en Europe à nous revendiquer d'abord européens ? Nous sommes tous peut-être encore "très"…, qui français, allemands, belges ou espagnols, qui suédois, slovènes, roumains ou grecs, etc. A contrario, je pense qu'en région parisienne comme en Loir-et-Cher, en 92 comme en 93, la plupart des gens se revendiqueront d'abord comme français plutôt que franciliens, loir-et-chériens, altoséquanais ou séquano-dionysiens (merci Wikipédia). (Je passe sous silence quelques exceptions régionalistes du genre séparatistes et/ou bruyantes, car il existe aussi des régionalismes, certains volontiers transfrontaliers, qui se sentent bien à leur échelle géographique sans renier les appartenances de plus grande échelle. Du coup, ils sont plutôt assez discrets !).

La caractéristique qui transcende certaines limites géographiques et s'arrête à d'autres (dites frontières), est bien sûr la culture, et l'un de ses véhicules, la langue. Musique et arts, notamment graphiques, permettent de jeter des ponts. Mais trop souvent, les langues sont considérées comme des barrières. Certes, il y a la paradoxale Belgique ; peut-être devrions-nous plus « l'ausculter », et peut-être en tirer quelques recettes ; mais au moins sur le plan de la sphère administrative, je crains que celles-ci n'aient déjà inspirées en partie le fonctionnement de la C.E., avec, au changement d'échelle, des difficultés exponentiellement accrues. Certes, il existe de facto une langue de travail, l'américain. On pourrait regretter que cette langue n'ait pas fini de se différencier de l'anglais, ce qui nous aurait sûrement changé quelques petites choses dans le creuset européen. Car cela crée bien évidemment un déséquilibre entre anglais et anglophones non natifs lors des discussions internationales, que, disons pour faire court, l'imposition de trois langues de travail officielles auprès de la CE, n'a pas suffi à contre-balancer.

Il me semble qu'il y aurait "autant" d'efforts à faire du côté des langues que du côté des diverses facettes économiques. À commencer par faire tomber quelques mythes sur la difficulté de "maitriser les langues". Et l'avantage ici est qu'il s'agit d'un enrichissement partageable par tout volontaire, et non plus seulement réservé à un corps de compétences, économistes, représentants politiques, financiers, juristes, etc.

Ainsi, il n'est somme toute pas très difficile d'apprendre assez des bases d'une langue pour en quelques mois, la comprendre au niveau d'un échange quotidien. L'expérience à laquelle j'ai assistée il y a une 15aine d'années entre 5-6 universités européennes était d'associer en trinôme des étudiants de trois pays et langues différentes. Le rapprochement se faisait sur une base d'intéressement commun pour un projet. Puis pendant un trimestre, chacun recevait une formation _à la compréhension_ des deux autres langues, en version simplifiée, sans effort spécifique pour apprendre à la parler, se l'approprier : juste surtout pouvoir en lire des textes simples et un peu l'entendre. Ensuite travail en commun sur le projet rassembleur, chacun s'exprimant dans sa langue. Résultat impressionnant, notamment en ce qui concerne la richesse des productions.

Une autre approche est de recourir à une langue neutre et simple à apprendre. La neutralité vient de ce qu'aucune valeur nationaliste n'y est attachée, et donc, lors d'échanges, chacun fait "la moitié" du chemin. L'espéranto est la plus largement parlée d'entre elles, dont on peut apprendre les bases en quelques semaines, puis enrichir en quelques mois son vocabulaire. Des variantes plus modernes existent qui en corrigent quelques aspects d'origine nous apparaissant souvent en 2017 comme des défauts. Un avantage démontré par plusieurs expériences auprès de scolaires est le côté catalyseur (de l'espéranto) pour l'apprentissage ultérieur des langues naturelles plus complexes, accéléré par l'entrainement à la gymnastique linguistique si aisément procuré par cette langue construite.

Toutefois (banalité juste pour ne pas l'oublier), n'hésitons pas à apprendre, quelques mois auparavant, les rudiments d'une langue d'un pays que nous allons visiter, même quelques semaines. Une, forcément brève, conversation au-delà du bonjour et merci, ouvre grandes les portes à l'échange sensible, même si rapidement une langue plus classique est appelée à la rescousse. Et bien sûr, quelle meilleure clé pour appréhender la culture d'un peuple !

Voilà ces quelques mots pour rappeler qu'il y a aussi une Europe des personnes à construire, qu'elle se fera au travers d'innombrables petits partages, que rien de mieux que d'envoyer nos jeunes six mois en étude "là-bas" ou une paire de mois à errer grâce à un passe de voyage genre interrail trans-Europe ou autre. Et voyager.

Mes deux centimes d'euros !
Salutations cordiales

EL 79

jeudi 4 mai 2017

Une France forte dans une Europe qui protège : un exemple, le RGDP

"Une France forte dans une Europe qui protège" : un exemple, le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGDP).

On se souvient que le traitement des données personnelles avait été adressé lors de la Concertation Nationale sur le Numérique  "Ambition Numérique" [1].

L'intelligence collective née de la concertation avait été traduite dans des dispositifs de la Loi pour une République Numérique [2]

Portées par le gouvernement au niveau Européen, de nombreuses préoccupations et aspirations exprimées par l'intelligence collective nationale française se sont retrouvées dans le règlement européen [3].

Certaines entreprises françaises, avisées, ont pu anticiper et acquérir ainsi une avance de 20 mois sur leurs concurrents [4] .
Quand à nos jeunes camarades Timothée Rebours (2012), Mehdi Kouhen (2012), ils  ont vu une opportunité d'entreprendre et ont fondé leur startup [5].



[1] Sur le site de la concertation , la consultation "Données, traces et algorithmes",  thème "La loyauté dans l'environnement numérique".

[2] Loi N° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une république numérique, historique des textes sur legifrance.gouv.fr

[3] Règlement 2016/679 du parlement européen et de conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE ("règlement général sur la protection des données personnelles")

[4] Le rapport du Conseil national sur le numérique  a été mis en accès libre sur le net ouvert en juin 2015. Les dates des premières conférences / colloques de sensibilisation à la protection des données personnelles viennent tout juste d'être annoncées (Telecom Ecole de Management, le 20 juin, MSIT, le 19 juin,...)

[5] Seald ; sur La Jaune et La Rouge, mai 2017 "Protéger la vie privée des internautes"


Note : La formule "Une France forte dans une Europe qui protège" a été énoncée par le président Emmanuel Macron lors du débat télévisé de l'entre deux tours. La formule aurait été énoncée également par le président Nicolas Sarkozy (meeting de Villepinte, 2012).


Sur le site X-Open-Innovation
Une enquête sur les propositions Ambition Numérique (CNNum) en matières de données à caractère personnel

jeudi 27 avril 2017

Le programme d'Emmanuel Macron sur le Numérique nourri à l'intelligence collective nationale

On se rappelle qu'une véritable intelligence collective nationale avait été levée lors de "Ambition Numérique" [1], la concertation nationale sur le numérique organisée par le Conseil National sur le Numérique en préparation du projet de Loi pour une République Numérique.

Cette intelligence collective nationale nourrit le programme d'Emmanuel Macron, comme on peut l'observer dans son volet sur le Numérique du programme En Marche ! [2]
  • Objectif 1 : Lutter contre les inégalités d’accès au numérique. 
  • Objectif 2 : Aider nos entreprises à passer le cap du numérique. 
  • Objectif 3 : Améliorer et personnaliser les services publics du quotidien grâce au numérique 
  • Objectif 4 : Donner à l’économie numérique un cadre réglementaire et fiscal adapté 
  • Objectif 5 : Une Europe du numérique. 


[1] Liste des participant(e)s à Ambition Numérique
[2] sur le site En Marche ! volet numérique du Programme en Marche ! 


Sur ce site

Avertissement :
on rappelle que les billets de ce blog participatif sans modération n'engagent, sauf mention contraire, que leur auteur (cf. Gouvernance éditoriale)

Le Vietnam, un territoire d'open innovation offshore pour les entreprises françaises

Le Vietnam : 92 millions d'habitants dont 30 millions branchés sur internet, 60 % de moins de 30 ans, 1 000 000 d'ingénieurs vers 2020, au cœur d'un marché de 600 millions de consommateurs,...mais aussi une relation particulière avec la France (8000 ingénieurs formés en France [1]).
Un pays dont le potentiel d'affaires avec la France est considérable en regard de ce que réussissent à faire l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre et les Pays-Bas.

Ce mercredi 26 avril dans le tout nouvel auditorium du siège du Groupe La Poste pour un colloque sur les nouveaux modèles d'affaires numériques, ce sont peut être ces éléments géopolitiques qu'avait en tête M. Philippe Wahl, président du Groupe La Poste quand il a accueilli avec M. Bernard Haurie, président de l’IE-Club [2] et directeur général adjoint de Géopost, son excellence l’Ambassadeur du Vietnam en France, M. Ngoc Son Nguyen [3] et M. Gia Binh Truong, président du groupe FPT.


Son Excellence l'ambassadeur du Vietnam Ngoc Son NGUYEN (photo FPT)


FPT
La première ESN du Vietnam [4], CA 1,8 milliard de dollars de chiffre d’affaires, 50 clients dans Fortune 500, 28 000 employés, une université d'entreprise comptant 4000 graduated alumni, un incubateur,...
Sur le plan métier, partenaire officiel de Amazon web services, Microsoft, SAP, IBM, Oracle, certifié CMMI Level 5, ISO 9001, ISO 27001...

M. Gia Binh TRUONG, PDG de FPT, Vietnam (photo FPT)



L'allocution de l'ambassadeur du Vietnam et celle du président de FTP étaient suivies par une table ronde avec trois représentants des clients de FPT : Airbus, Néopost et Téléspazio.



Repères :
La France compte plus 1 000 000 d'ingénieurs et 200 000 chercheurs. source IESF
Capgemini (ESN du Cac 40) compte 190 000 collaborateurs pour un CA de 12,5 milliards d'euros. source Capgemini.
Néopost, à ne pas confondre avec Géopost du Groupe La Poste, propose des machines à affranchir, mise sous pli, gestion de documents et numérisation. 
Téléspazio, a JV entre Leonardo (Italie) et Thales, fournit des services professionnels aux acteurs de l'industrie spatiale.



[1] La promotion X 2016 compte parmi les 81 élèves ingénieurs internationaux 4 élèves polytechniciens vietnamiens: cf sur X-Diversité  Déjeuner de lancement du parrainage des élèves internationaux promo 2016.
[2] L'IE-Club est un club d'entreprises où se rencontrent, en vue d'innover ensemble, des grands groupes, PME, investisseurs, organismes publics,... Site officiel de l'IE Club
[3] Site de l'Ambassade du Vietnam
[4] Site officiel de FPT


Sur ce site 

mardi 25 avril 2017

Bouygues Telecom Initiatives

Bouygues Telecom Initiatives : concrétiser l’open-innovation


Faire une place à l’innovation dans une grande entreprise de plusieurs milliers de collaborateurs, avec des structures et des procédures normalement en place, n’est pas nécessairement chose immédiate. C’est la démarche et l’objectif de Bouygues Telecom Initiatives.

Créée en 2009, la filiale de Bouygues Telecom recherche des startups développant des produits ou services que les directions opérationnelles de Bouygues Telecom vont utiliser pour mieux servir leurs clients. Ces services et produits sont dans le domaine proche des métiers de Bouygues Telecom, mais sans exclure des opportunités avec d’autres secteurs qui peuvent être à priori éloignés de ses métiers.

Ainsi, parmi les nombreuses startups rencontrées au fil du temps, une discussion avancée a eu lieu avec une société de livraison express en zone urbaine. Le thème peut sembler éloigné des métiers de Bouygues Telecom, mais un partenariat de ce type aurait servi à assurer par exemple la livraison rapide de mobiles commandés sur Internet : un moyen de relever la compétition avec les offres de livraison en une ou deux heures comme Prime Now d’Amazon.

Le sourcing doit également rester ouvert aux directions fonctionnelles qui deviennent parties prenantes de la transformation de l’entreprise. C’est ainsi qu’un partenariat a été mis en place avec Apitalent, première plateforme collaborative qui apporte de la flexi-sécurité sur le marché du travail, pour la Direction des Ressources Humaines. De même, Agorize, un outil de « crowd sourcing » qui permet à des communautés de participer à des challenges proposés par les entreprises, a fait l’objet d’une prise de participation pour sa capacité à booster l’open-innovation. Agorize travaille désormais avec d’autres métiers du groupe Bouygues, les métiers partageant les succès des projets de collaborations avec les startups.

La richesse et la variété des startups sont une réalité en France. Il faut parvenir à sélectionner sans à priori les pistes de partenariats possibles, en connaissant bien les enjeux des métiers, les collaborateurs moteurs et le fonctionnement de l’entreprise



En ayant une première idée de l’usage potentiel pour Bouygues Telecom, il faut établir le contact avec le ou les bons responsables internes, parfois un chef de produit, parfois un directeur d’activitéUne autre approche consiste à réaliser dans le show-room interne une démonstration plus largement ouverte, ce qui peut s’avérer pertinent pour des startups qui concernent plusieurs directions : une de celles qui avait été identifiées impactait à la fois le marketing, la communication et les réseaux sociaux. Qui peut être alors le pilote interne ?

Dans la très grande majorité des cas pour lesquels un bon contact a lieu, l’étape suivante est un test en grandeur significative : le produit répond-il aux besoins ? Peut-il être intégré aux systèmes de l’entreprise ? Ce point peut très vite être critique dans une entreprise de grande taille comme Bouygues Telecom : une connexion ou une intégration au réseau télécom ou au système d’informations d’une jeune startup en phase d’amorçage ne se fait qu’avec de grandes précautions.
Par exemple, des services offrant aux clients des informations et des fonctionnalités autour des flux vidéo de la box auraient imposé l’intégration dans les plates-formes de production d’équipements spécifiques. Ces équipements sont-ils fiables ? La startup est en phase d’amorçage : que se passe-t-il si un problème intervient ?

Des services très prometteurs, mais nécessitant une intégration trop profonde ont ainsi été refusés. Le service est-il bien accepté par les clients ? Cette étape doit normalement durer quelques mois mais il n’est pas exclu de passer directement à la phase de partenariat avec une mise en oeuvre opérationnelle. ReCommerce a ainsi été intégrée rapidement dès 2010 pour leur offre de reconditionnement de mobiles reconditionnés, permettant aux clients d’avoir des mobiles à prix réduit. Ou, plus récemment, et là sans prise de participation, avec Mobigis, devenue partenaire de Bouygues Telecom pour améliorer l’offre de transport et l’aménagement urbain via des analyses de données.

La prise de participation est en fait la dernière étape du processus de décision dans la chaîne de l’open-innovation suivie par Bouygues Telecom Initiatives qui est également un fonds d’investissement. Cette étape, qui se fait au travers d’un pitch devant un comité d’investissement interne accompagné d’une analyse financière et juridique, n’est pas une finalité d’un partenariat commercial. Elle vise essentiellement à aider les startups retenues qui ont un besoin de financement pour permettre leur développement.

La réussite de l’open-innovation pour Bouygues Telecom Initiatives ? C’est avant tout et d’abord la mise en place d’un partenariat technique et/ou commercial d’une direction opérationnelle de Bouygues Telecom avec une startup pour développer un nouveau service/produit ou améliorer un service/produit existant : le reconditionnement des mobiles avec ReCommerce, un site d’informations pour les jeunes avec Melty, le menu de la BBox Miami avec IfeelSmart, une solution hôtellerie 2.0 pour des touristes connectés par Dringme...



Olivier Roussat, PDG de Bouygues Telecom, explique ainsi cette démarche : « Notre but est de valoriser la startup dans l’usage qu’elle nous permet de mettre en avant dans nos propres services… Notre point de départ est simple : il faut admettre que la startup peut vous apprendre des choses que vous ne savez pas, même si vous êtes un grand groupe. »





Pour en savoir plus : www.btinitiatives.fr

Georges PASSET (X77) et Sylvain GOUSSOT (X93)